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article publié pour la première fois le 14 février 2013

 

Il y a quelques années, nous avons fait le constat avec deux collègues de Lettres, que la pratique de l’oral n’était pas très satisfaisante dans nos cours. Bien souvent, celle-ci, se limitait à une prise de parole en classe sans réel objectif d’acquisition de compétences. Pour remédier à ce problème, nous avions pensé, dans un premier temps, à faire travailler nos élèves sur de traditionnels exposés. Cette activité chronophage, et fastidieuse lors de l’évaluation, ne permettait pas de construire une stratégie d’apprentissage sur toute une année.

John Towner, via Unsplash
Comme beaucoup de collègues enseignants ou chercheurs, j'utilise twitter (et d'autres réseaux sociaux) à des fins de veille et d'échanges. Les ressources sont abondantes à tel point qu'il est parfois difficile de suivre le rythme des publications. L'usage de hastags n'est pas systématique et surtout aucune cohérence n'existe. Il est surprenant de constater qu'aucune institution n'ait proposé une nomenclature ou un ensemble de conventions permettant d'identifier et de classer les ressources.

FRÉMONT, Armand (dir.) ; ALLEMAND, Sylvain (dir.) ; et HEURGON, Édith (dir.). Aménagement du territoire : Changement de temps, changement d'espace. Nouvelle édition [en ligne]. Caen : Presses universitaires de Caen, 2008 (généré le 11 novembre 2017). Disponible sur Internet : http://books.openedition.org/puc/10358. ISBN : 9782841338122. DOI : 10.4000/books.puc.10358.

 

Article publié pour la première fois le 5 juin 2012

 

Je vois fréquemment des références aux jeux sérieux sur les réseaux sociaux et depuis longtemps je voulais expérimenter cette approche pédagogique. Hélas, il existe peu de témoignages d’une utilisation de ces supports en classe. Les discours restent souvent au niveau du souhait ou de « ce que l’on pourrait faire ». Je me suis donc lancé en cinquième avec le jeu « Halte aux catastrophes« .

 Jouer en travaillant ou travailler en jouant.

Ayant l’image d’un professeur sévère voir autoritaire mes élèves ont cru à une blague de mauvais goût dont je suis coutumier. Passé quelques instants, ils furent bien obligés de se rendre à l’évidence, ils étaient face à un jeu vidéo.

L’activité (disponible ici) constitue mon accroche de cours (disponible ici) sur le chapitre consacré aux risques en 5ème. Le but du travail est de faire découvrir aux élèves les dispositifs préventifs et le coût matériel et humain d’une catastrophe. Pour que le jeu reste un travail, j’ai décomposé le travail en 3 temps. Le élèves doivent réaliser deux scénarios avat de compléter un graphique de synthèse sur la gestion des risques naturels.

 Il est beaucoup question de compétences en éducation, or il est rare de trouver des évaluations sur ce sujet qui dépassent le simple constat personnel. L'article d'Elisabeth Bautier, de Stéphane Bonnéry et de Pierre Clément est donc essentiel à ce titre. Il souligne l'existence d'un lien entre la pratique d el'enseignement par compétences telle qu'elle s'est développée en France et l'accroissement des inégalités. Cet article fait partie d'un dossier intitulé "L'approche par compétences: une réforme voyageuse", paru dans les Cahiers de la Recherche sur l'Education et les Savoirs

Photo by Andrew Peloso, via Unsplash

Cet article de Paul A. Kirschner et Jeroen J.G. van Merriënboer, paru en 2013, dans la Revue Educational Psychologist (volume 48, 3, pages 169-183) aborde trois mythes urbains éducatifs:

  • les apprenants sont capables d'utiliser les nouvelles technologies pour apprendre (Digital Natives)
  • les apprenants ont des styles d'apprentissage spécifiques
  • les apprenants sont capable de sélectionner et d'ordonner les contenus d'apprentissage (learners as self-educators)