Les Cours de M.Reyser - Histoire, Géographie, EMC, HGGSP

Sapere Aude - Ose Savoir !

Publications et communications personnelles

Une recension de mes publications et participations à quelques médias

"Le Déluge, un mythe universel", Le Monde la Bible, 209, juin 2014

Le récit du déluge, avec des variantes, existe dans de nombreuses civilisations, sur tous les continents. Ils ont en commun l’idée que l’humanité n’est pas à la hauteur de son destin et que les dieux, ou Dieu, décident d’effacer la création première et redessiner une nouvelle aventure humaine autour d‘un couple refondateur.

"Un Univers ordonné dans l'Egypte Pharaonique", Le Monde de la Bible, 213, juin 2015

À la recherche d’un paradis perdus ?
L’Éternel planta un jardin en Éden, à l’orient, et Il y mit l’être humain qu’il avait formé, lit-on dans la livre de la Genèse (2,8). Ce paradis, plein de délices et dénué de toute violence – les mammifères y sont végétariens – fut ensuite perdu par l’orgueil des hommes. Depuis cette perte, l’humanité serait inlassablement à sa recherche. Entre la perte définitive d’un paradis originel et la quête d’un nouveau paradis après la mort, nous avons désiré comprendre ce qui était en jeu, comment se sont formés ces mythes et ces promesses. Nous avons souhaité également les comparer dans les traditions des religions antiques et dans la formation les monothéismes, judaïsme, christianisme et islam. Pour cela, nous avons d’abord demandé à Florence Thinard, auteur du livre-herbier Dans les jardins de la Bible de nous décrire la botanique des jardins bibliques : quelles espèces y découvre-t-on ? À quelle symbolique obéissent-elles ? Bénédicte Cuperly (Paris I, Panthéon-Sorbonne), nous initie ensuite à l’origine du mot « paradis », transmise par les voyageurs antiques qui découvraient en Mésopotamie de fabuleux jardins royaux. Thomas Reyser, historien, révèle la vision besogneuse mais heureuse que se faisaient de la vie dans l’au-delà les Égyptiens sous Pharaon. Dans la formation du judaïsme, Hans Ausloos (Université catholique de Louvain), discerne les différentes évocations du paradis perdu dans la Bible hébraïque et les variantes repérées dans les traductions grecque de la Septante et latine de la Vulgate, avant de s’interroger sur la naissance d’une promesse paradisiaque dans la littérature juive. François Brossier, exégète, explorant la Bible (Ancien et Nouveau Testament), produit un exercice similaire. Si le thème chrétien du paradis perdu reprend en grande partie l’héritage juif, la promesse chrétienne d’un paradis céleste est-elle originale ? Comment celui-ci est-il représenté ? Nous avons également demandé à l’historienne arabisante, Jacqueline Chabbi, de restituer ce que dit le Coran d’un paradis perdu et d’un paradis promis. En quoi se distinguent-ils des thèmes et images bibliques ? Et – actualité oblige ! – de nous préciser ce que le Coran dit de la promesse faite au musulman mort au combat ? Enfin, dans nos sociétés sécularisées, l’image du paradis habite-elle encore nos imaginaires et nos consciences ? Si oui, comment ? La réponse est confiée à la psychanalyste Anne-Marie Saunal qui, depuis 20 ans, se trouve régulièrement confrontée à des images, parfois terribles, émises par ses patients.
Benoît de Sagazan, rédacteur en chef

"Quitter sa patrie et se confronter au divin", Le Monde de la Bible, 218, Sept. 2016

De la fuite du Proche-Orient actuelle aux grandes déportations antiques, les migrations ont-elles influencé les religions au cours de l’histoire ? Petit tour d’horizon des déplacements de population à travers les âges…

Quelques-uns des plus grands récits, à l’origine de notre culture, s’articulent autour des déplacements et de la religion. Abraham, Moïse, Ulysse, Énée sont tous obligés de quitter leur patrie pour se confronter au divin. L’histoire est jalonnée de ces départs forcés, loin d’être réservés au cadre mythique, qui touchent un peuple ou une communauté : la diaspora, les grandes invasions, les traites négrières, l’émigration européenne vers le Nouveau Monde et, plus proche de nous, la question des réfugiés originaires du Proche et du Moyen-Orient. Ces déplacements, qui le plus souvent se révèlent définitifs, questionnent et modifient l’identité et la mémoire des populations, donc leur rapport à la religion.

Si depuis plusieurs décennies, des économistes, des géographes, des sociologues ou des historiens ont essayé d’expliquer les phénomènes migratoires classiques par des facteurs rationnels à l’échelle de l’individu (conditions économiques, conditions sociales, opportunités…), les migrations contraintes échappent à ces grilles de lecture. Elles se structurent en deux grandes catégories : les migrations décidées par un pouvoir extérieur et les migrations de préservation ou de sécurité. La déportation des juifs à Babylone, la Diaspora, l’expulsion des juifs d’Espagne en 1492, les traites négrières font partie du premier registre. La seconde situation est beaucoup plus fréquente ; elle regroupe des déplacements comme les grandes migrations des peuples germaniques à partir du IIIe siècle, le départ des huguenots au XVIIe siècle ou celui des réfugiés syriens et irakiens aujourd’hui.

Numéro 224 (mars-avril-mai 2018) du Monde de la Bible, Marie-Madeleine, pécheresse ou apôtre ?

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numéro 221 (juin-juillet-août 2017) du Monde de la BibleSagesses. De l’art de vivre à l’art de croire

La sagesse se distingue de la religion par une quête individuelle; c'est une recherche de la vie heureuse, de la liberté, de l'harmonie,....