Il y a quelques mois, je publiais ici un billet intitulé Géographie et Réseaux Sociaux qui recensait plusieurs articles décrivant des approches géographiques basées sur les principaux réseaux. Cette réflexion avait évidemment pour but de se prolonger dans une pratique pédagogique.

 Il est assez aisé de travailler sur les représentations d’un lieu dans le but d’appréhender un espace vécu numériquement et constitué numériquement. Cette distinction est essentielle car elle permet également d’intégrer la dimension communautaire dans l’analyse en se posant la question des acteurs qui interviennent dans l’élaboration de ces représentations : acteurs institutionnels (mairie, office de tourisme), acteurs privés (entreprises, associations), acteurs politiques (utilisation des réseaux par les candidats aux élections locales), individus.

Deux approches sont possibles en cours :

 - Une première approche consiste à partir des acteurs et à se demander quelle image un acteur cherche-t-il à donner d’un lieu ? Cette question est intéressante dans le cadre d’acteurs institutionnels car elle pose la question de l’aménagement et de l’élaboration d’un espace perçu. Il peut être également intéressant de mener ce questionnement en partant d’un collectif ou d’une entreprise 

 - La seconde approche consiste à partir de l’ensemble des représentations d’un lieu et à s’interroger sur l’image véhiculée et surtout sur ce qui est absent ; c’est-à-dire s’interroger sur le hors-champ. 

J’ai choisi cette seconde approche dans le cadre de l’étude de cas consacrée à lArctique, dans le  thème 1 du programme de géographie de seconde. L’idée consiste à analyser l’image donnée d’un lieu et de la confronter aux connaissances de cours. L’activité se fait sous la forme d’un tableau à complétercomme indiqué dans ce fichier pdf --> pdf.

Organisation

Le travail est organisé en binôme ; chaque groupe travaille sur un lieu. L’activité se termine par une mise en commun et par une question finale traitée en classe entière : Comment expliquer le décalage entre l’image véhiculée sur Instagram et la réalité des Mondes Arctiques ? 

Cette question est essentielle puisqu’elle force à s'interroger sur les auteurs/acteurs et de leur intentionnalité. Elle permet également d’entrer dans une approche d’éducation aux médias. J’ai déjà eu l’occasion de mettre en œuvre cette démarche dans les anciens programmes. Elle fonctionne assez bien avec les élèves et pique leur curiosité sur la notion d’intentionnalité de l’auteur d’un document. Il faut néanmoins vérifier régulièrement le flux de publications pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Lien vers l'ensemble du cours dans lequel s'inscrit cette activité